Notions abordées

Les photographies éditorialisent le territoire et nous montrent ce qui est important à l’époque de leur prise de vue. Elles laissent entrevoir un moment de vie. À nous de reconstruire l’histoire ou plutôt de nous construire une histoire.

Si vous faites des photos, voici un conseil de Henry Carroll : « Pour insuffler un peu de mystère à vos photos, ne vous concentrez pas trop sur le sujet. Au contraire, recherchez ces petites choses qui en disent long. (….) Devenez détective et traquez les indices qui commencent à raconter une histoire. » (dans Le livre qu’il vous faut pour réussir vos photos de Henry Carroll, Éditions Pyramide, 2014, p118).

Plusieurs manières s’offrent à nous pour représenter en image fixe le territoire : dessins, gravures, peintures et photographies !

1839 : date de la naissance de la photo, mais c’est en 1888 que sort le premier appareil photo grand public.

Et les premiers appareils sont argentiques ! On ne parle pas de pixels mais de grain. Le grain est l’apparence visuelle des cristaux d’argent qui composent la photographie.

Le pixel appartient au monde numérique. Le premier appareil photo numérique apparaît en 1981 mais son usage n’est pas encore grand public. L’image est constituée d’une multitude de points comparables à une mosaïque, on les appelle les pixels. Aux pixels, on associe la notion de résolution. La résolution traduit le nombre de pixels utilisés (horizontalement et verticalement). Plus le nombre obtenu est grand, et plus la qualité et la netteté de l’image est bonne mais plus l’image est lourde.

Les images seront nos guides. Elles permettent de découvrir le territoire à travers les époques. La composition de la photographie nous rappelle l’importance de certains éléments.

Avant de prendre une photo, on la compose : on choisit un sujet, un angle de vue, un cadre. La composition consiste à agencer les éléments de notre photo. Cela passe par repérer les lignes de fuite, jouer avec le premier plan, la symétrie, la règle des tiers, etc. Et lorsque l’appareil photo est un « reflex », des réglages permettent de jouer avec la lumière et la profondeur de champ, entre autres.

Par sa composition, la photo raconte une histoire :

Comme le dit Ansel Adams « You don’t take a photograph, you make it. » Cela peut se traduire en français par : « On ne prend pas une photo, on la construit ».

Les lignes de fuites sont les lignes générées par les éléments pris en photo et par la composition voulue par le photographe. Beaucoup de lignes existent dans le paysage naturel et urbain : chemins, branches d’arbres, canal, ou comme ici la route et les maisons.

Les lignes de fuite permettent de structurer la composition et attirent le regard vers un élément précis de la photographie. Elles dessinent le voyage visuel que le photographe propose à nos yeux.

Le premier plan est la zone située en bas de l’image. Ce sont les éléments photographiés les plus proches du photographe.

Le choix du cadrage et donc le premier plan donne une lecture particulière à la photographie.

La profondeur de champ correspond aux zones nettes de la photographie.

Pour comprendre la profondeur de champ, il faut comprendre comment fonctionne schématiquement un appareil photo.

Quand on prend une photo, on appuie sur un bouton qui ouvre le diaphragme. On peut dire que c’est en quelque sorte la porte d’entrée qui permet de capter la lumière qui « imprimera le négatif » pour l’argentique et « créera les pixels » pour le numérique. Cette porte d’entrée peut s’ouvrir plus ou moins vite et de manière plus ou moins grande. Le temps d’ouverture de la porte d’entrée de la lumière se nomme : la vitesse d’obturation. La taille de la porte d’entrée se nomme : l’ouverture.

Dès les débuts de la photographie, on pratique le portrait et ses différents genres : le portrait officiel, le portrait social, le portrait documentaire, le portrait familial, l’autoportrait.

Prendre un portrait relève de tout un art si on souhaite qu’il dégage une présence forte du sujet.

Le décor : Il apporte un contexte, un sens supplémentaire à la photographie.

Le sujet : L’attitude, le portrait de face, de profil, ou de trois-quarts, donnent une identité spécifique à la photographie.

La profondeur de champ : L’arrière-plan flou permet de mettre en valeur le sujet.

Le point de vue : L’axe de représentation donne du sens à la photographie.

Le point de vue constitue un élément important de la prise de vue et participe à la composition de l’image.

La hauteur de la prise de vue : Si on choisit de prendre un animal, par exemple un chien, de notre hauteur, cela accentuera le fait qu’il soit petit. En prenant la photographie à la hauteur des yeux de l’animal, on traite le sujet d’égal à égal.

La contre-plongée est une prise de vue du bas vers le haut. Cela donne l’impression que le sujet nous domine.

La distance de la prise de vue : Si le point de vue est rapproché, le photographe exprime une certaine intimité avec le sujet alors que s’il s’éloigne, il contribue à faire ressentir une certaine distance.

La distance : Près, on pose le regard sur les détails. Loin, on donne un ensemble.

La lumière affecte l’espace : elle fait ressortir les textures, les détails et les ombres. Elle donne de la profondeur à un espace ou l’aplatit. Les ombres donnent à l’image une profondeur différente.

Les mouvements forment des lignes implicites dans une photographie.
Capter le mouvement se fait à travers un réglage subtil de la vitesse d’obturation du diaphragme (le temps d’ouverture de la porte d’entrée de la lumière) et de l’ouverture du diaphragme (la taille de la porte d’entrée de la lumière).
Plus la vitesse est rapide, plus cela fige le mouvement. Plus la vitesse est lente, plus le mouvement est capté à plusieurs moments donc cela donne des trainées lumineuses ou un effet flou.

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